Rennes

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24 janvier 1917 ; dans le petit cimetière de Rennes- le-Château, quelques rares personnes observent en silence la lente descente du cercueil de Bérenger Saunière. Parmi ces gens, combien connaissent réellement le secret qu'emporte avec lui ce prêtre charismatique ?

Voilà une question qui ne torture pas grand monde durant le demi siècle qui suit cette inhumation. Il faut attendre les années "60" pour que quelques esprits (malins ?) s'efforcent de la remettre en lumière, éveillant du même coup la curiosité de nombreux chercheurs.

Dès lors, le phénomène ne cesse de croître, provoquant un déferlement littéraire au contenu parfois sulfureux, mais hélas sans que soit apportée d'explication probante quant au mystère insondable qui entoure la fortune subite de Bérenger Saunière.

Antoine Bigou, avait pris la succession de son oncle, Jean, curé de Rennes le Château, en 1774. Il était le confesseur de la Marquise d'Hautpoul. A la veille de sa mort, celle-ci lui aurait confié un très grand secret de famille ainsi que des documents... Elle lui aurait également demandé de transmettre ce secret à une personne digne de le recevoir. Marie de Negri Dables, Dame de Hautpoul, mourut le 17 janvier 1781 et repose dans le petit cimetière de Rennes le Château.

Il dissimula les documents dans un des piliers de l'autel de l'église de Rennes. En 1791, il posa une dalle sur la tombe de la Marquise.

La dalle proviendrait d'un tombeau situé au hameau des Pontils.

Il fit graver d'étranges signes sur cette dalle : "ET IN ARCADIA EGO" : Moi, celui qui suis aussi en Arcadie.

De plus, la Marquise étant décédée le 17 janvier 1781, la date sur la pierre aurait dû être XVII janvier MDCCLXXXI et non pas XVII janvier MDC O LXXXI.

Dans l'église, il posa face contre terre, devant l'autel : la dalle des Chevaliers.

Il fut déclaré prêtre réfractaire en 1792 et dut se réfugier à Sabadell, en Espagne où il mourut le 21 mars 1794 en transmettant le secret de la Marquise à l'abbé Cauneille.

Ce dernier confiera ce secret à l'abbé Jean Vié, curé de Rennes les Bains et à l'abbé Emile François Cayron, curé de St Laurent de la Cabrerisse prêtres de 1840 à 1872.

Les inscriptions de cette tombe seront effacées par l'abbé Saunière, mais nous disposons de 2 reproductions effectuées par Eugène Cros (archéologue amateur) et par Eugène Stublein. Sur la version de ce dernier, les lettres grecques (et in arcadia ego) n'apparaissent pas.

Le 1er Juin 1885, l'abbé Bérenger Saunière est nommé curé de Rennes-le-Château. Il prend la succession de l'abbé Antoine Croc, lui-même successeur de l'abbé Charles Eugène Mocquin. Il trouve une église délabrée, en ruine. La municipalité n'a pas les moyens de la restaurer. Le presbytère étant dans un état déplorable.

Il loge chez Antoinette Marce. Les dépenses les plus urgentes s'élèveraient à 2797 F-Or.

Il subit un "mini exil" dû à un discours anti-républicain le 4 octobre 1885, il voit son traitement suspendu par le préfet le 1er avril 1886. Il revient en juillet 1886 à Rennes. Grâce à un don de 3000 F-Or de la marquise de Chambord, et un soutien municipal de 1400 F-Or ou 2500 F-Or, il commence la restauration. Il avance de lui même la somme de 518 F-Or. Cette somme viendrait d'un legs de l'abbé Pons

Durant les travaux, des ouvriers mettent à jour une cache dans le sol. Ils diront avoir vu un petit chaudron dans lequel des pièces d'or brillaient... Saunière leur dira que ce sont des médailles de Lourdes sans grande valeur... L'abbé fit construire un autel sur l'emplacement de la cache. En 1886, il offre à l’abbé Grassaud curé d’Amélie les Bains (PO) un calice en vermeil. Il existe toujours et a été daté du XIXème siècle.

Les "restaurateurs" étaient : - Marie Dénarnaud - L'entrepreneur Elie Bot - Les maçons Pibouleau et Nazaire Babou. - Les enfants de choeur Rousset et Antoine Verdier.

En 1891, il demande à la Mairie l’usage du terrain devant l’église afin d’édifier un calvaire. Au printemps, il commence les travaux du jardin face à l'église allant lui-même chercher des pierres dans la campagne pour réaliser une grotte et installe un calvaire sur lequel on peut lire : "Christus A.O.M.P.S. Defendit".




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